La paire de devises EUR/USD a repris son mouvement correctif baissier mardi. La volatilité reste relativement faible depuis plusieurs jours, et le recul de la paire s’explique principalement par des raisons techniques. Seul le rapport d’hier sur les ventes au détail aux États-Unis a pu apporter un léger soutien au dollar américain ; toutefois, comme nous l’avons évoqué ce week-end, cette semaine pourrait être essentiellement corrective. Le facteur géopolitique n’a pour l’instant aucun impact sur le sentiment de marché, et l’actualité se limite en grande partie aux annulations et reprogrammations successives des négociations entre les États-Unis et l’Iran. Un nouveau cycle de discussions pourrait avoir lieu aujourd’hui, mais il ne serait pas surprenant qu’il soit de nouveau annulé ou reporté. Ni Washington ni Téhéran ne parviennent pour l’instant à s’entendre ne serait-ce que sur les conditions de nouvelles négociations.
D’un point de vue technique, la tendance haussière reste intacte, comme en témoigne la ligne de tendance. Cette semaine, la géopolitique pourrait influencer l’évolution de la paire, reléguant alors les facteurs techniques au second plan. Si les négociations aboutissent ou, au contraire, échouent et que la guerre reprend, l’impact sur les traders pourrait être significatif et déclencher de vives réactions de marché. Toutefois, il est encore trop tôt pour en parler ; pour l’heure, une correction technique est le scénario maximal envisageable.
Hier, trois signaux de trading se sont formés. En début de nuit, le prix a rebondi sur une ligne critique, et à l’ouverture de la séance européenne, il se trouvait non loin du point de rupture. Les traders pouvaient donc ouvrir des positions vendeuses. La zone cible la plus proche, 1,1750–1,1760, a été atteinte, mais le signal d’achat qui s’y est formé s’est révélé être un faux signal. Le signal de vente suivant a permis aux traders de clôturer la deuxième des trois transactions avec un profit.

Le dernier rapport COT est daté du 14 avril. L’illustration en unité de temps hebdomadaire montre clairement que la position nette des traders non commerciaux reste « haussière », mais qu’elle diminue rapidement sur fond d’événements géopolitiques. Les traders se délestent de l’euro au profit du dollar US. La politique de Donald Trump n’a pas changé, mais le dollar joue désormais le rôle de « devise de réserve », ce qui garantit une forte demande.
Nous ne voyons toujours pas de facteurs fondamentaux soutenant le renforcement de l’euro, alors que plusieurs éléments subsistent qui pourraient conduire à une baisse du dollar. La guerre au Moyen-Orient a rendu le dollar temporairement très attractif, mais une fois que cet effet aura atteint sa « date d’expiration », tout devrait revenir à la normale. À long terme, l’euro pourrait reculer jusqu’à 1,06 $ (la ligne de tendance), mais la tendance haussière resterait malgré tout pertinente. Actuellement, la paire ne s’est pas significativement éloignée de la ligne de tendance descendante, qui a été franchie à plusieurs reprises.
La configuration des lignes rouge et bleue de l’indicateur indique une parité entre acheteurs et vendeurs. Au cours de la dernière semaine de reporting, le nombre de positions longues dans le groupe « Non-commercial » a augmenté de 13 700, tandis que le nombre de positions courtes a diminué de 19 900. Par conséquent, la position nette a progressé de 33 600 contrats sur la semaine.

Sur l’échelle horaire, la paire EUR/USD continue de former une tendance haussière, mais elle est en phase de correction cette semaine. Une nouvelle escalade au Moyen-Orient pourrait de nouveau modifier les priorités des traders ; ainsi, on ne peut pas exclure totalement un repli de la paire. La situation au Moyen-Orient reste tendue, mais ne s’aggrave pas, ce qui signifie qu’il existe actuellement peu de raisons solides pour une nouvelle appréciation du dollar américain. Il n’y a pas de fondement technique permettant d’anticiper une baisse de la paire sous 1,1400.
Pour le 22 avril, nous mettons en avant les niveaux suivants pour le trading : 1,1362, 1,1426, 1,1542, 1,1615-1,1625, 1,1657-1,1666, 1,1750-1,1760, 1,1830-1,1837, 1,1907-1,1922, ainsi que la ligne Senkou Span B (1,1658) et la ligne Kijun-sen (1,1789). Les lignes de l’indicateur Ichimoku peuvent se déplacer au cours de la journée, ce qu’il convient de prendre en compte pour l’identification des signaux de trading. N’oubliez pas de déplacer l’ordre Stop Loss au point mort dès que le prix évolue dans la bonne direction de 15 pips. Cela vous protégera d’éventuelles pertes si le signal s’avère faux.
Mercredi, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, prononcera un nouveau discours, après ses commentaires de lundi sur les derniers événements au Moyen-Orient et ses observations sur l’économie et les perspectives de politique monétaire. De nouvelles négociations entre Téhéran et Washington devraient également avoir lieu aujourd’hui, même si cela reste pour l’instant une hypothèse.
Mercredi, les traders peuvent rester en positions vendeuses après une consolidation du prix sous la zone 1,1750-1,1760, avec pour objectif 1,1657-1,1666. Des positions acheteuses peuvent être ouvertes si le prix se consolide au‑dessus de la zone 1,1750-1,1760, avec pour objectif 1,1830-1,1837.
Niveaux de support et de résistance – épaisses lignes rouges autour desquelles le mouvement peut s’achever. Ils ne constituent pas des sources de signaux de trading.
Lignes Kijun-sen et Senkou Span B – lignes de l’indicateur Ichimoku reportées sur le graphique horaire depuis celui en 4 heures. Ce sont des lignes fortes.
Niveaux extrêmes – lignes rouges fines à partir desquelles le prix a déjà rebondi. Ils constituent des sources de signaux de trading.
Lignes jaunes – lignes de tendance, canaux de tendance et toute autre figure technique.
Indicateur 1 sur les graphiques COT – taille de la position nette de chaque catégorie de traders.
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