La paire de devises EUR/USD a continué d’évoluer de manière relativement calme, avec toutefois un biais haussier. Il était évident que le marché a bien accueilli les nouvelles concernant une possible réouverture du détroit d’Hormuz, et personne ne pense pour l’instant au « seau d’eau froide » qui pourrait lui être jeté à tout moment. Cependant, nous tenons d’emblée à préciser que, selon nous, la hausse de l’euro ne s’explique pas par la géopolitique. Il y a deux mois, nous avions indiqué qu’il était extrêmement improbable que la Federal Reserve relève son taux directeur en 2026. La volonté de Kevin Warsh de lutter contre la forte inflation ne correspond pas aux fondamentaux qui l’ont conduit au poste de président de la Fed. Rappelons qu’une exigence clé pour les candidats au poste laissé vacant par Jerome Powell était la volonté de mener une politique monétaire accommodante — ce que Trump n’a pas réussi à obtenir de Powell. Ainsi, en paroles, Warsh peut se dire prêt à combattre l’inflation par tous les moyens, mais rien ne garantit que cela se traduira par un durcissement de la politique monétaire.
Si le détroit d’Hormuz est rouvert (ce qui reste très incertain), l’inflation continuera de ralentir d’elle‑même. Dans ce cas, la Fed n’aura pas du tout besoin de relever son taux directeur. Si le marché du travail poursuit son refroidissement, la Fed ne prendra pas le risque d’augmenter le taux. Si l’économie américaine continue de ralentir, la Fed disposera d’un motif supplémentaire pour ne pas resserrer sa politique. D’un point de vue technique, sur tous les horizons temporels, les perspectives de l’euro apparaissent meilleures que celles du dollar. L’unité hebdomadaire montre encore la tendance haussière entamée en 2022. Le graphique quotidien fait apparaître un canal horizontal, et le cours progresse de la borne inférieure (après la déviation) vers la borne supérieure. L’unité de 4 heures montre une tendance haussière. En outre, il convient de noter que, depuis plusieurs mois, le marché ignore les facteurs fondamentaux positifs pour l’euro, en particulier le resserrement de la politique monétaire de la European Central Bank. Nous ne voyons donc actuellement aucune raison pour que le dollar enregistre une forte hausse. À nos yeux, l’euro est survendu et sous‑évalué.
Mais le détroit d’Hormuz sera‑t‑il réellement rouvert ? Oman, l’Iran et les États‑Unis peuvent s’entendre sur n’importe quoi, mais toutes les précédentes tentatives d’accord se sont terminées — chacun sait comment et par quoi. Une fois un accord trouvé sur Hormuz, Donald Trump reviendra à la question qui a tout déclenché : le programme nucléaire iranien. Parvenir à un consensus sur ce dossier est quasiment impossible ; à tout moment opportun, des missiles américains pourront à nouveau frapper l’Iran, et Téhéran sera en mesure de refermer une nouvelle fois Hormuz, ce détroit constituant son principal levier de pression sur la Maison‑Blanche. Par conséquent, de notre point de vue, tout accord entre l’Iran et les États‑Unis a peu de valeur tant que la « question nucléaire » n’est pas réglée. Quant aux perspectives ultérieures de la paire, indépendamment de la géopolitique, nous anticipons uniquement une appréciation de l’euro. Nous l’attendions déjà plus tôt, au premier semestre, mais les actions de Donald Trump au Moyen‑Orient ont alors déclenché une fuite des capitaux vers le dollar.

La volatilité moyenne de la paire de devises EUR/USD sur les 5 dernières séances de trading au 6 août est de 63 pips et est qualifiée de « moyenne ». Nous nous attendons à ce que la paire évolue entre 1,1484 et 1,1610 jeudi. Le canal de régression linéaire supérieur est orienté à la baisse, ce qui indique une poursuite de la tendance baissière. L’indicateur CCI est entré en zone de surachat, avertissant d’une possible correction à la baisse.
S1 – 1,1536
S2 – 1,1505
S3 – 1,1475
R1 – 1,1566
R2 – 1,1597
R3 – 1,1627
La paire EUR/USD a entamé une nouvelle dynamique haussière sur l’unité de temps 4 heures, qui pourrait marquer le tout début d’une nouvelle jambe d’une tendance haussière globale sur des unités de temps supérieures. Le contexte fondamental global pour le dollar reste négatif, mais en 2026, la géopolitique d’abord, puis la position « hawkish » de la Fed ont apporté un soutien solide au dollar. Toutefois, tout conte de fées prend fin tôt ou tard. Avec le prix situé sous la moyenne mobile, des positions vendeuses peuvent être envisagées, avec des objectifs à 1,1444 et 1,1414. Au-dessus de la ligne de moyenne mobile, des positions acheteuses sont pertinentes avec des objectifs à 1,1597 et 1,1610.
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