La paire EUR/USD a reculé pendant six jours, mais le marché est resté totalement inactif cette semaine. Depuis maintenant sept jours complets, le dollar américain ne parvient pas à convaincre les traders que de nouveaux achats sont justifiés. L’imbalance 21 n’a pas été invalidée, tandis que l’imbalance 20 a déclenché une réaction des prix. Le seul facteur ayant affaibli le scénario haussier a été le rapport sur les Nonfarm Payrolls, qui a affiché un résultat réellement solide après une série de statistiques faibles. En août, 162 000 nouveaux emplois ont été créés, alors que les traders n’en attendaient pas plus de 56 000. Ainsi, le rapport sur les Nonfarm Payrolls aurait dû provoquer une forte hausse de la devise américaine. Ce n’est pas seulement parce que le marché du travail a enfin montré un résultat positif, mais aussi parce que les chances d’un durcissement de la politique monétaire du FOMC en septembre sont désormais plus élevées. Bien sûr, je ne souhaite pas tirer de conclusions sur l’état du marché du travail à partir d’un seul rapport mensuel, mais à l’approche de la réunion de septembre, il offre malgré tout une bonne base pour une hausse des taux. Cependant, je continue de penser que la Fed n’adoptera pas une approche hawkish en septembre. Cela peut expliquer la réaction très mesurée du marché au rapport sur l’emploi.
Dans l’ensemble, à mon avis, le contexte fondamental continue de soutenir pleinement les acheteurs. Premièrement, n’importe quel graphique montre clairement que la devise européenne a entamé sa hausse à partir de niveaux relativement bas, par rapport au prix moyen de l’année passée. Cela signifie qu’elle dispose encore d’un potentiel de progression. Deuxièmement, le marché continue de douter que le FOMC resserre sa politique monétaire en septembre, peu importe ce que dit Warsh. Troisièmement, les données économiques américaines ont récemment déçu. Quatrièmement, l’évolution de la situation géopolitique ne soutient plus ni les vendeurs ni le dollar. Cinquièmement, la BCE pourrait procéder à un nouveau resserrement de politique monétaire dès cette semaine. Sixièmement, le Trésor américain a décidé d’augmenter ses achats d’obligations à long terme, ce qui réduit la demande de dollars. Septièmement, une nouvelle guerre commerciale entre les États-Unis et le Canada, ainsi qu’entre les États-Unis et la Chine, pourrait débuter dans un avenir proche. Huitièmement, le marché du travail américain en 2026 ne se porte que légèrement mieux qu’en 2025, ce qui pourrait affaiblir les attentes agressivement restrictives du marché. Ainsi, pour l’instant, je ne vois aucune raison de s’attendre à une offensive baissière.
Les données sur le marché du travail américain au cours des 4 à 6 derniers mois ont plus souvent été faibles que solides, l’inflation a ralenti au cours des deux derniers mois et la croissance du PIB a décéléré au cours des trois derniers trimestres. Ces trois facteurs me font douter que le FOMC relève ses taux non seulement en septembre, mais aussi d’ici la fin de l’année. À mon sens, la seule opportunité des vendeurs à l’heure actuelle réside dans une nouvelle escalade au Moyen-Orient, et non dans des publications économiques isolées.
Le tableau technique actuel indique que la dynamique haussière reste intacte. Le prix a entièrement comblé le dernier déséquilibre haussier 21 et a même touché le déséquilibre haussier précédent 20. La réaction combinée à ces deux configurations pourrait ramener les acheteurs sur le marché et relancer le mouvement haussier. Les vendeurs ne disposeront d’une base technique pour une offensive que si ces deux configurations sont invalidées. La devise européenne devra également soutenir la livre, qui ne bénéficie pas d’une zone de support aussi solide.
Le contexte économique de mardi était pratiquement inexistant, car les traders n’ont manifesté aucun intérêt pour le rapport ADP aux États-Unis ni pour les données sur la balance commerciale de l’Allemagne. L’activité des traders est restée à un niveau minimal pour le deuxième jour consécutif.
Il existe encore un très grand nombre de raisons pour les acheteurs d’attaquer en 2026, et même l’éclatement de la guerre au Moyen-Orient n’en a pas réduit le nombre. Sur le plan structurel et à l’échelle globale, les politiques de Trump, qui ont entraîné une forte baisse du dollar l’an dernier, n’ont pas changé. À l’heure actuelle, je ne vois aucun facteur significatif en faveur de la monnaie américaine malgré la posture formellement restrictive du FOMC. Les développements géopolitiques, qui ont soutenu la demande de dollars pendant la majeure partie du premier semestre 2026, ne jouent plus ce rôle. Le conflit au Moyen-Orient reste non résolu, mais il n’y a pas eu de nouvelles hostilités ni de la part de l’Iran ni de la part des États-Unis.
Calendrier économique pour les États-Unis et l’Union européenne :
Le 9 septembre, le calendrier économique ne contient qu’un seul événement susceptible d’intéresser les traders. Le contexte économique pourrait influencer le sentiment du marché dans la deuxième partie de la journée, mais il est plus probable qu’il ne le fasse pas.
Prévisions EUR/USD et recommandations de trading :
À mon avis, la paire reste dans un processus de formation d’une tendance haussière qui a marqué une pause pendant toute une année. Le contexte fondamental s’est nettement déplacé en faveur des vendeurs il y a six mois, mais la tendance ne peut pas être considérée comme annulée ou achevée. Dans une optique de long terme, je dirais que la paire évolue dans un range. Toutefois, ce range n’invalide pas la tendance haussière de fond. Ainsi, les acheteurs peuvent très bien reprendre leur offensive après deux balayages de liquidité sur des creux clairement identifiés. À l’heure actuelle, les acheteurs disposent d’une excellente zone de support sous la forme du déséquilibre 21, où un nouveau signal haussier pourrait se former. Nous avons déjà observé un rebond précis à partir du déséquilibre 20. Je considère 1,1797 et 1,1850 comme les objectifs d’une nouvelle phase de hausse de la devise européenne.
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