Analyses et prévisions de marché

Les revues analytiques de ForexMart fournissent les dernières informations techniques sur le marché financier. Les revues comprennent des informations sur les tendances du marché boursier, les prévisions financières, les rapports économiques mondiaux, ainsi que sur les actualités politiques affectant le marché.

Disclaimer:  ForexMart ne donne pas de conseils d'investissement. Les analyses fournies ne peuvent pas être interprétées comme une promesse de résultats futurs.

Calendrier du trader des 17 et 18 septembre
16:56 2026-09-17 UTC+00

Les dirigeants des plus grandes compagnies énergétiques américaines avertissent qu’une crise mondiale des carburants à grande échelle est désormais en cours. Comme l’a déclaré le CEO de Chevron, Mike Wirth, dans un entretien au Wall Street Journal, les mécanismes de marché traditionnels qui permettaient autrefois d’atténuer les risques de prix et de logistique sont aujourd’hui largement épuisés, et il n’existe pas de solution rapide pour améliorer la situation. Les stocks commerciaux mondiaux de carburants reculent sans interruption depuis plus de six mois, tandis que la marge de manœuvre pour de nouveaux prélèvements sur les réserves stratégiques est extrêmement limitée.

La situation a été aggravée de manière critique par une attaque contre l’oléoduc saoudien construit pour contourner le détroit d’Hormuz, qui a retiré du marché mondial au moins 2,5 millions de barils par jour presque du jour au lendemain. Au cours des trois dernières semaines, le prix du brut américain a augmenté de 19 %, s’approchant de 101 $ le baril, tandis que le prix du diesel aux États-Unis a grimpé à un record de 6,23 $ le gallon et celui de l’essence à 4,32 $. Une pression supplémentaire sur les prix provient de la Chine qui, après plusieurs mois de réduction agressive de ses stocks domestiques, a été contrainte de reprendre des achats massifs de pétrole brut sur le marché international.

La crise qui s’aggrave dépasse désormais le simple problème bien connu de la hausse des prix du pétrole brut pour évoluer vers :

* Des pénuries physiques aiguës de produits pétroliers raffinés

* Une capacité de raffinage insuffisante

* Un manque de corridors logistiques sûrs

Contrairement au pétrole brut, qui peut théoriquement être redirigé assez rapidement depuis d’autres régions, on ne peut pas mettre en service en quelques jours de nouvelles raffineries, une capacité supplémentaire de tankers ou des volumes additionnels de diesel fini. Le diesel représente pourtant un élément fondamental, mais caché, du coût pour pratiquement tous les grands secteurs de l’économie mondiale, notamment :

* Le transport routier de fret et le rail

* L’agriculture

* L’extraction de matières premières

* L’industrie lourde

Il joue également un rôle crucial dans le transport des denrées alimentaires et des biens de consommation jusqu’au client final. Le mécanisme de transmission du choc est simple : la hausse du prix des carburants augmente les coûts de transport, les entreprises répercutent ces coûts via des prix de vente plus élevés, et l’inflation reçoit une nouvelle impulsion, laissant aux banques centrales moins de marge pour abaisser les taux d’intérêt. Dans le même temps, l’énergie chère rogne les revenus des ménages, entraînant un recul de la demande de consommation et poussant l’économie vers une stagflation classique, où la baisse de la production s’accompagne d’une hausse persistante des prix.

Risques d’investissement et indicateurs clés

La transformation du paysage de marché impose une approche sélective des actifs. La croissance des bénéfices devrait avant tout profiter aux compagnies pétrolières et gazières disposant d’une production fiable en dehors des régions perturbées, ainsi qu’aux raffineries bénéficiant d’un accès garanti à l’alimentation en brut. En revanche, les secteurs suivants risquent de subir de fortes pressions :

* Logistique

* Compagnies aériennes

* Chimie

* Distribution

* Construction

Une nouvelle vague d’inflation soutiendrait les rendements obligataires et pèserait sur les valeurs de croissance chères. Parmi les principaux indicateurs à suivre figurent les stocks de distillats moyens, les taux d’utilisation et les arrêts des raffineries, le calendrier des réparations de l’oléoduc saoudien, le trafic de tankers dans le détroit d’Hormuz, les volumes d’achats de la Chine, et les marges de raffinage. Le facteur déterminant n’est pas le prix plafond du baril, mais la durée de la pénurie. Les réserves stratégiques ne peuvent acheter qu’un temps limité : elles ne réparent pas les infrastructures et ne construisent pas de nouvelles capacités de raffinage.

On observe toutefois un certain apaisement sur le front géopolitique. L’Arabie saoudite devrait rétablir totalement, dans un avenir proche, les flux de transit énergétique via son oléoduc Est-Ouest. Parallèlement, le vice-président américain J.D. Vance a déclaré au New York Post que le conflit entre Washington et Téhéran entrera dans une phase totalement différente dans les prochains mois. Selon Vance, la première phase de l’affrontement est déjà achevée. Elle comprenait :

* L’élimination complète du programme nucléaire iranien

* La destruction des principales installations des forces armées conventionnelles du pays

* La privation de la capacité de la République islamique à projeter sa puissance au niveau régional

La deuxième phase à venir vise à préserver au maximum la stabilité mondiale et à empêcher l’Iran de reconstruire ses capacités militaires. Vance a souligné que seul le président Donald Trump, en tant que commandant en chef, décide du début et de la fin des conflits militaires, en ajoutant que les États‑Unis ne mènent actuellement aucune opération offensive.

Le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent se prépare également à rencontrer le vice‑Premier ministre chinois He Lifeng. Les deux parties poursuivent les préparatifs d’un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, prévu le 24 septembre aux États‑Unis. Même si les marchés attendent de ce dialogue qu’il contribue à détendre les relations et à améliorer les échanges économiques entre les deux plus grandes puissances mondiales, les investisseurs restent très prudents. Parmi les raisons de cette retenue figurent l’incertitude persistante entourant les droits de douane réciproques, les sanctions, et les tensions géopolitiques centrées sur Taïwan et le Moyen‑Orient.

17 septembre

17 septembre, 12h00 / Zone euro / *** / Indice des prix à la consommation (IPC) en août (définitif) / Précédent : 2,8 % / Effectif : 2,9 % / Prévision : 3,3 % / EUR/USD – Hausse

L’inflation annuelle à la consommation dans la zone euro a accéléré à 2,9 % en juillet, atteignant son plus haut niveau depuis l’automne dernier. La dynamique des prix a été portée par :

* Une flambée de l’inflation énergétique à 14,3 % en raison des tensions géopolitiques au Moyen‑Orient

* Une accélération de la hausse des prix des denrées alimentaires non transformées et des biens industriels

* Un ralentissement de l’inflation des services à un plus bas de quatre mois, à 3,0 %

* Une baisse de l’inflation sous‑jacente à 2,4 %

En août, les marchés anticipent une nouvelle accélération de l’inflation. La hausse attendue des prix renforcera les anticipations d’un durcissement de la politique de la BCE, ce qui soutiendra la monnaie européenne.

17 septembre, 14h00 / Royaume‑Uni / *** / Décision sur le taux directeur de la Bank of England / Précédent : 3,75 % / Effectif : 3,75 % / Prévision : 3,75 % / GBP/USD – Volatile

La Bank of England a maintenu son taux directeur inchangé à 3,75 %. Cette décision s’explique par les facteurs suivants :

* Le maintien d’une position restrictive de la part du régulateur sur fond de risques d’inflation accrus et de hausse des prix

* La présence, au sein du Monetary Policy Committee, de membres appelant à une hausse immédiate de 25 points de base

* Un ralentissement du rythme du resserrement quantitatif sur les obligations d’État

Pour la période à venir, les analystes s’attendent à un statu quo sur les paramètres de la politique monétaire. Parallèlement, la posture ferme du régulateur créera des conditions favorables à l’appréciation de la livre sterling.

17 septembre, 15h30 / États‑Unis / ** / Permis de construire en août / Précédent : 1,374 million / Effectif : 1,433 million / Prévision : 1,410 million / USDX (indice dollar à 6 devises) – Baisse

Le nombre de permis de construire délivrés aux États‑Unis a augmenté de 4,3 % en juillet, affichant une solide progression. L’activité de délivrance de permis a été soutenue par :

* Une hausse des permis pour l’habitat collectif (+7,3 %) et pour les maisons individuelles (+2,5 %)

* Une croissance dans le Midwest (+10,8 %) et le Sud (+5,6 %)

* Un recul localisé des permis délivrés dans le Nord‑Est (‑1,9 %)

En août, les marchés anticipent un léger recul du nombre de permis de construire délivrés. Des données plus faibles dans le secteur de la construction créeront des risques baissiers pour le dollar américain.

17 septembre, 15h30 / États‑Unis / ** / Mises en chantier en août / Précédent : 1,145 million / Effectif : 1,239 million / Prévision : 1,310 million / USDX (indice dollar à 6 devises) – Hausse

Les mises en chantier aux États‑Unis ont chuté de 12,4 % en juillet, revenant à des niveaux proches de leurs plus bas de plusieurs années. Le repli du marché immobilier s’explique par :

* Une baisse de 15,6 % de la construction de logements collectifs et un recul de 9,9 % dans le secteur privé

* Des diminutions dans le Midwest (‑27,6 %), l’Ouest (‑13,8 %) et le Sud (‑12,6 %)

* Une hausse localisée de la construction de logements dans le Nord‑Est (+17,1 %)

En août, les analystes s’attendent à une reprise de l’activité dans la construction résidentielle. L’amélioration des conditions dans le secteur de la promotion immobilière soutiendra le dollar américain.

17 septembre, 15h30 / États‑Unis / ** / Nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage / Précédent : 207 000 / Effectif : 206 000 / Prévision : 208 000 / USDX (indice dollar à 6 devises) – Baisse

Le nombre de nouvelles demandes d’allocations chômage aux États‑Unis a diminué au cours de la première semaine de septembre, restant proche de ses plus bas niveaux. La situation du marché du travail s’est caractérisée par :

* Une baisse de 1 000 des demandes continues, à 1,774 million

* Une hausse modérée des demandes initiales déposées par les employés du secteur public, à 388

* Le maintien globalement stable du marché du travail et des signes de fort niveau d’emploi

Pour la période suivante, les analystes anticipent une hausse modérée des nouvelles inscriptions au chômage. Un léger affaiblissement de la solidité du marché du travail pourrait peser sur le dollar américain.

17 septembre, 15h30 / États‑Unis / ** / Indice d’activité manufacturière de la Federal Reserve Bank of Philadelphia en septembre (indicateur avancé) / Précédent : 41,4 pts / Effectif : 47,4 pts / Prévision : 30,5 pts / USDX (indice dollar à 6 devises) – Baisse

L’indice de l’activité manufacturière dans la région de Philadelphie a fortement progressé en août, atteignant son plus haut niveau depuis le printemps 2021. La reprise du secteur a été soutenue par :

* Une hausse de l’emploi manufacturier à des sommets pluriannuels

* Un allègement modéré des pressions sur les prix des matières premières et des produits finis

* Un bond de 39 points de l’indice d’activité future, porté par un fort optimisme des industriels

En septembre, les analystes s’attendent à un ralentissement correctif de l’activité des entreprises manufacturières. Un rythme de croissance plus faible pourrait peser sur le dollar américain.

17 septembre, 17h00 / États-Unis / ** / Pending Home Sales Index en août / Précédent : -0,3 % / Effectif : -2,2 % / Prévision : -0,7 % / USDX (indice USD à 6 devises) – Hausse

Le nombre de transactions immobilières américaines au stade « pending » a de nouveau reculé en juillet. Cette détérioration s’explique par :

* Une baisse des transactions en attente dans l’Ouest, le Sud et le Nord-Est

* Une hausse localisée de l’activité des acheteurs dans le Midwest

En août, les analystes s’attendent à un ralentissement du rythme de recul des ventes de logements en attente. Une reprise de l’activité sur le marché immobilier créerait des conditions favorables à un renforcement du dollar américain.

18 septembre

18 septembre, 2h30 / Japon / *** / Indice des prix à la consommation (CPI) en août / Précédent : 1,6 % / Effectif : 2,0 % / Prévision : 2,1 % / USD/JPY – Baisse

L’inflation à la consommation au Japon s’est accélérée en juillet, atteignant son plus haut niveau depuis la fin de l’année dernière. La hausse des prix a été alimentée par :

* Un ralentissement de la baisse des prix de l’électricité après la réduction des subventions publiques

* Une augmentation des prix de l’alimentation, des transports, des biens domestiques et des services médicaux

* Une hausse de l’inflation sous-jacente (hors produits frais) à 1,8 %

En août, les marchés anticipent une nouvelle accélération de l’inflation à la consommation. Des pressions inflationnistes plus fortes augmenteront la probabilité d’un durcissement de la politique de la Bank of Japan et renforceront le yen, poussant la paire USD/JPY à la baisse.

18 septembre, 6h00 / Japon / *** / Décision de la Bank of Japan sur les taux d’intérêt / Précédent : 1,00 % / Effectif : 1,00 % / Prévision : 1,25 % / USD/JPY – Baisse

Lors de sa réunion du 31 juillet, la Bank of Japan a maintenu inchangé son taux d’intérêt à court terme à 1,00 %. Cette décision s’est accompagnée des éléments suivants :

* Un avertissement sur le risque de voir l’inflation sous-jacente dépasser l’objectif de 2 %

* Une révision à la hausse de la prévision d’inflation pour l’exercice 2027 à 2,4 % et de la prévision de PIB à 0,8 %

* Une proposition alternative d’un membre du conseil appelant à une hausse immédiate des taux

Pour la période à venir, les analystes s’attendent à ce que la Bank of Japan relève son taux directeur. Les anticipations de resserrement monétaire soutiendront le yen et feront reculer la paire USD/JPY.

18 septembre, 9h00 / Allemagne / ** / Indice des prix à la production (PPI) en août / Précédent : 1,8 % / Effectif : 3,0 % / Prévision : 4,1 % / EUR/USD – Hausse

L’inflation industrielle en Allemagne s’est accélérée pour le quatrième mois consécutif en juillet, atteignant son plus haut niveau depuis le printemps 2023. La hausse des coûts de production a été portée par :

* Une augmentation de 5,4 % du prix des biens intermédiaires en raison d’un fort rebond des prix des métaux et du cuivre

* Une hausse de 3,8 % des prix de l’énergie dans un contexte de renchérissement du pétrole, du gaz et des carburants

* Des prix plus élevés pour les équipements, les machines et les automobiles

En août, les marchés s’attendent à une nette accélération des prix à la production. Une inflation de gros durablement élevée renforcera la monnaie européenne et soutiendra la hausse de l’EUR/USD.

18 septembre, 9h00 / Royaume-Uni / ** / Ventes au détail en août / Précédent : 3,8 % / Effectif : 1,6 % / Prévision : 1,9 % / GBP/USD – Hausse

La croissance annuelle des ventes au détail au Royaume-Uni a nettement ralenti en juillet, enregistrant son rythme le plus faible depuis la mi-printemps. Le secteur de la consommation a été affecté par :

* Une activité des consommateurs plus modérée après le pic du mois de juin

* Des résultats inférieurs aux attentes initiales du marché

* Un comportement toujours prudent des ménages dans un contexte de coûts élevés

En août, les analystes anticipent une légère accélération de la croissance des ventes au détail. Si ces prévisions se confirment, la livre sterling bénéficiera d’un soutien, ce qui poussera la paire GBP/USD à la hausse.

18 septembre, 11h00 / Zone euro / *** / Anticipations d’inflation des consommateurs de la BCE en août / Précédent : 3,0 % / Effectif : 2,9 % / Prévision : 3,0 % / EUR/USD – Hausse

Les anticipations médianes d’inflation des consommateurs pour les 12 prochains mois dans la zone euro ont reculé en juillet, se repliant par rapport à leurs niveaux précédents. L’indicateur a été influencé par :

* Une baisse des anticipations d’inflation à trois ans à 2,7 %, tandis que la référence à cinq ans est restée stable à 2,4 %

* Une incertitude toujours élevée en raison des risques au Moyen-Orient

* Des préoccupations plus fortes en matière d’inflation parmi les ménages à faible revenu

* Un léger recul du pessimisme concernant l’activité économique globale

Les anticipations d’inflation devraient repartir à la hausse en août. Si ce scénario se confirme, la monnaie européenne pourrait bénéficier d’une impulsion haussière.

18 septembre, 12h00 / Zone euro / ** / Production dans la construction en juillet / Précédent : 0,7 % / Effectif : -0,7 % / Prévision : -1,0 % / EUR/USD – Baisse

Le secteur de la construction dans la zone euro a renoué avec le recul en juin, repassant en territoire négatif. Cette détérioration s’explique par :

* Une contraction profonde et persistante de la construction résidentielle et commerciale (-6,5 %)

* Un net ralentissement du génie civil (+0,3 %) et des activités spécialisées de construction

* Un repli marqué de l’activité dans la construction en Espagne (-8,5 %), en France (-4,5 %) et en Belgique (-4,1 %)

En juillet, les analystes s’attendent à un approfondissement du repli du secteur de la construction. La persistance de tendances négatives continuera de peser sur la monnaie européenne.

18 septembre, 16h15 / États-Unis / *** / Production industrielle en août / Précédent : 1,29 % / Effectif : 1,10 % / Prévision : 1,00 % / USDX (indice USD à 6 devises) – Baisse

La croissance annuelle de la production industrielle américaine a ralenti en juillet, restant nettement inférieure à la moyenne historique de long terme de 3,44 %. Cet indicateur pointe vers un refroidissement progressif de l’activité manufacturière dans le pays. En août, les analystes s’attendent à la poursuite du ralentissement de la croissance industrielle. L’affaiblissement de l’activité dans le secteur pourrait conduire à un dollar américain plus faible.

17 septembre, 10h00 / Zone euro / Discours de Philip Lane, membre du directoire de la BCE / EUR/USD

18 septembre, 13h30 / Zone euro / Discours de la présidente de la BCE, Christine Lagarde / EUR/USD

18 septembre, 16h30 / États-Unis / Discours de Michelle Bowman, membre du Board of Governors de la Federal Reserve / USDX

Des discours de représentants des principales banques centrales sont également prévus ces jours-là. Leurs déclarations provoquent généralement de la volatilité sur le marché des changes, car elles peuvent fournir des indications sur les futures décisions de taux d’intérêt des régulateurs.

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